Loi de finances rectificative : Ayib Daffé défend la légalité et la sincérité budgétaire du projet

Lors des débats parlementaires consacrés à la loi de finances rectificative (LFR), le député Ayib Daffé a axé son intervention sur la légalité de la démarche gouvernementale, la sincérité des comptes et la conformité du projet avec la loi organique relative aux lois de finances (LOLF), tout en réaffirmant son soutien à l’orientation générale de l’exécutif.

Sur la forme, le parlementaire est revenu sur la notion d’urgence invoquée par le gouvernement. Il a rappelé qu’en février 2024, un projet de loi visant à reporter l’élection présidentielle et à prolonger le mandat de l’ancien président avait été examiné en extrême urgence, dénonçant à l’époque une instrumentalisation du calendrier parlementaire à des fins politiques. Dans ce contexte, le recours actuel à l’urgence ne saurait, selon lui, surprendre, d’autant que le texte examiné s’inscrit clairement dans le cadre légal.

Ayib Daffé a souligné que, conformément à la LOLF, le gouvernement est tenu de déposer une loi de finances rectificative lorsque les grands équilibres budgétaires initialement votés sont modifiés. Cette obligation s’impose notamment en cas d’évolution significative des recettes ou lorsque des mesures législatives ou réglementaires affectent substantiellement l’exécution du budget. « Nous sommes ici dans le respect de la loi organique », a-t-il affirmé, appelant à une lecture juridique, et non politicienne, de l’exercice budgétaire.

Sur le fond, le député a mis en avant les principes de transparence, de sincérité et de rigueur budgétaire qui, selon lui, caractérisent cette LFR. Il a reconnu l’existence de baisses de recettes par rapport aux prévisions initiales, évoquant notamment une diminution d’environ 4 milliards de francs CFA des recettes fiscales à l’issue de la première loi de finances rectificative arrêtée fin juin 2025.

Toutefois, Ayib Daffé a insisté sur les efforts du gouvernement en matière de recouvrement et de mobilisation des ressources, estimant que les dynamiques engagées commencent à produire des résultats tangibles.

Le député a également encouragé le ministre des Finances et du Budget à poursuivre les réformes en cours, malgré un contexte économique qu’il juge difficile. Il a cité des secteurs sensibles, tels que le carburant et l’électricité, ainsi que certaines décisions prises au niveau de la Primature, reconnaissant que des ajustements restent nécessaires, mais affirmant que « le gouvernement est sur la bonne voie ».

En conclusion, Ayib Daffé a appelé au respect de l’Assemblée nationale et des députés, rappelant le rôle central du Parlement dans le contrôle de l’action gouvernementale et la validation des choix budgétaires.

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