
Kenya : un immeuble en construction s’effondre à Nairobi, plusieurs personnes piégées sous les décombres
Un immeuble de plusieurs étages en construction s’est effondré vendredi dans le quartier de South C, à Nairobi, faisant craindre un lourd bilan humain. Selon les autorités kenyanes, au moins quatre personnes seraient toujours coincées sous les décombres.
Parmi les proches mobilisés sur les lieux, Safia Ali Aden, sœur de l’une des victimes, a affirmé que son frère a réussi à la joindre par téléphone depuis l’intérieur du bâtiment après l’effondrement. Elle déplore la lenteur des opérations de secours et pointe du doigt le manque de réactivité des autorités locales.
« Mon frère est sous les décombres depuis hier matin, vers 4h30. Le gouvernement du comté agit lentement et, en tant que famille, nous sommes très inquiets. Nous avons besoin que les opérations s’accélèrent pour retrouver notre proche », a-t-elle déclaré à la presse.
La Croix-Rouge kenyane a indiqué que ses équipes d’intervention étaient déployées sur le site afin de coordonner les secours. À l’aide de pelleteuses, les équipes de sauvetage poursuivent les recherches pour tenter de localiser les personnes piégées sous les gravats.
Le ministre des Travaux publics, Geoffrey Ruku, a apporté des précisions sur les victimes recherchées. Selon lui, deux gardiens et deux piétons se trouvaient à proximité immédiate du bâtiment au moment de son effondrement. « Un chauffeur de taxi attendait un client, mais il n’y avait personne dans le véhicule lorsque l’immeuble s’est écroulé », a-t-il précisé.
Les autorités n’ont pas encore communiqué sur les causes exactes de l’accident. Toutefois, ce type de drame reste fréquent à Nairobi, une ville confrontée à une forte pression immobilière. Des promoteurs peu scrupuleux sont souvent accusés de contourner les règles d’urbanisme ou de violer les normes de construction.
En 2015, l’effondrement de huit immeubles avait fait au moins 15 morts à travers le pays, poussant la présidence kényane à ordonner un audit national des bâtiments afin de vérifier leur conformité aux normes en vigueur. Malgré ces mesures, les effondrements continuent de susciter l’inquiétude des populations et des organisations de défense des droits civiques.
