
Opération américaine au Venezuela : un signal indirect pour Vladimir Poutine selon Zelensky
L’opération américaine visant à capturer le président vénézuélien Nicolas Maduro, accusé de narcotrafic, a suscité des réactions internationales inattendues. Samedi 3 janvier, quelques heures après l’annonce de l’intervention, le président ukrainien Volodymyr Zelensky n’a pas caché son ironie devant les journalistes à Kiev.
« S’il est possible de traiter avec des dictateurs de cette façon, aussi facilement, alors les États-Unis savent ce qu’il faut faire ensuite », a-t-il lancé, visiblement en référence à Vladimir Poutine, visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre.
Pour l’Ukraine, qui lutte depuis plus de dix ans contre les actions de la Russie en Crimée, dans le Donbass et depuis février 2022 sur l’ensemble de son territoire, l’opération américaine constitue un signal politique et symbolique fort. Selon Zelensky, elle illustre que des dirigeants accusés de violations graves du droit international peuvent être confrontés à la justice de manière directe et efficace, un scénario qui pourrait concerner la Russie si des mécanismes similaires étaient envisagés.
Toutefois, les analystes soulignent que cette opération a un double tranchant. Si elle renforce l’image des États-Unis comme acteur capable d’intervenir contre des dirigeants controversés, elle pourrait aussi exacerber les tensions géopolitiques en Amérique latine et renforcer le discours anti-occidental de certains régimes.
En résumé, pour Kiev, l’opération vénézuélienne n’est pas seulement une affaire locale, mais un message indirect et stratégique à Moscou, renforçant la pression diplomatique et symbolique sur Vladimir Poutine dans le contexte de la guerre en Ukraine.
