Tempête Goretti : Pierre-Yves Jeholet fustige une « paralysie excessive » de la Wallonie

Tempête Goretti : Pierre-Yves Jeholet fustige une « paralysie excessive » de la Wallonie

Les habitants de la province de Liège ont reçu, ces dernières heures, plusieurs messages d’alerte à l’initiative du gouverneur. Ce dernier a même recommandé une libération anticipée des élèves, une décision qui a suscité la colère de Pierre-Yves Jeholet.

Invité du RTL Info 19h, le vice-président du gouvernement wallon et ministre de l’Économie est revenu sur les mesures prises dans le cadre de la tempête Goretti, notamment l’envoi d’alertes et la fermeture anticipée des écoles à Liège. Pour lui, le gouverneur Hervé Jamar est allé trop loin. « Je pense qu’on va beaucoup trop loin de façon générale », a-t-il dénoncé, pointant du doigt à la fois les météorologues, les médias et certains responsables politiques.

Se disant « fâché » en tant que ministre de l’Économie et de l’Emploi, Pierre-Yves Jeholet estime que ces décisions pénalisent avant tout les travailleurs. « Aller rechercher les enfants alors que ce n’était pas prévu, cela a évidemment un impact sur le travail », regrette-t-il, évoquant également des conséquences économiques importantes pour les entreprises et les commerces, largement désertés au cours de la journée.

Le ministre s’inquiète aussi des répercussions sur l’enseignement. « Pour les apprentissages, on ne peut pas perdre de temps », souligne-t-il, estimant que la situation « va beaucoup trop loin ».

Selon lui, les messages d’alerte contribuent à installer un climat de peur au sein de la population. « Beaucoup de personnes ne sont pas allées travailler et n’ont pas mis leurs enfants à l’école après avoir reçu ces alertes », observe-t-il, dénonçant une « paralysie » devenue inacceptable.

Pierre-Yves Jeholet plaide dès lors pour un débriefing sur la gestion de ces alertes. S’il reconnaît l’importance du principe de précaution, il appelle à un meilleur équilibre. « Les messages anxiogènes qui se répètent finissent par paralyser l’économie. Cet équilibre, aujourd’hui, on ne l’a plus », conclut-il.

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