
Lutte sénégalaise : la FSL annonce un plafonnement des cachets et un nouveau classement des promoteurs
Avec la mise en place de la Fédération sénégalaise de lutte (FSL), la gouvernance de la discipline s’apprête à connaître de profonds changements. Dans un entretien accordé ce lundi à Le Soleil des Sports, le président de l’instance, Bira Sène, a levé le voile sur plusieurs réformes majeures destinées à mieux encadrer le secteur.
Parmi les mesures phares annoncées figure le plafonnement des cachets des lutteurs, qui sera désormais déterminé en fonction de leur catégorie. « Ce sera selon la classe du lutteur : A, B ou C », a précisé Bira Sène. Sans entrer dans le détail des montants prévus pour chaque niveau, il a indiqué que les lutteurs détenteurs de la licence A, réservée à l’élite, devront percevoir des cachets conséquents, strictement liés à leur statut. Les promoteurs seront ainsi tenus de respecter ces barèmes.
La réforme ne concerne toutefois pas uniquement les athlètes. Le président de la FSL a également annoncé l’instauration d’un classement des promoteurs, eux aussi répartis en catégories A, B et C. Selon lui, ce système vise à structurer davantage l’organisation des combats et à professionnaliser l’ensemble de la chaîne.
« Lorsqu’un promoteur détient une licence A, qui a évidemment un coût plus élevé, il aura la possibilité d’organiser des événements avec toute la pyramide des lutteurs », a expliqué Bira Sène. Cela inclut aussi bien les combats préliminaires que les combats espoir et les combats VIP.
À travers ces nouvelles règles, la Fédération sénégalaise de lutte entend instaurer plus de transparence, d’équité et de discipline financière dans un secteur longtemps critiqué pour ses dérives. Une réforme qui marque, selon son président, une nouvelle ère pour la lutte sénégalaise.
