
Minerval en hausse en Fédération Wallonie-Bruxelles : jusqu’à 1 194 euros dès la rentrée prochaine
À partir de septembre prochain, le coût d’inscription dans l’enseignement supérieur augmentera en Fédération Wallonie-Bruxelles. Le minerval maximal passera à 1 194 euros par an, soit une hausse de 30 % par rapport à cette année. Une réforme qui s’accompagne toutefois de nouveaux tarifs modulés en fonction des revenus du ménage, comme l’a révélé Le Soir.
Quatre catégories de minerval seront désormais appliquées : la gratuité pour les étudiants boursiers, un montant de 374 euros pour les familles dites modestes, un tarif intermédiaire fixé à 835 euros et, enfin, le tarif plein à 1 194 euros.
Sur les campus, la mesure suscite de vives réactions. Plusieurs étudiants dénoncent une augmentation jugée excessive et difficilement supportable, en particulier pour ceux qui cumulent plusieurs cursus ou qui se situent entre la fin d’un bachelier et l’entrée en master. D’autres pointent une pression financière supplémentaire qui s’ajoute déjà aux coûts du logement, de l’alimentation et du matériel scolaire, y compris pour des familles qui ne bénéficient pas d’aides mais ne disposent pas non plus de revenus élevés.
Le montant du minerval sera déterminé uniquement sur base des revenus du ménage. À titre d’exemple, une famille avec une personne à charge devra dépasser 52 750 euros de revenus annuels pour être soumise au tarif le plus élevé. Ce seuil grimpe à 81 662 euros pour une famille comptant cinq personnes à charge.
Du côté des représentants étudiants, la critique est sévère. Pour Adam Assaoui, président de la Fédération des étudiants francophones, la promesse politique n’est pas tenue. Selon lui, les nouveaux seuils concernent des ménages qui ne peuvent pas être considérés comme les plus aisés. Il parle d’une « nouvelle taxe » que le gouvernement refuserait d’assumer comme telle.
Annoncée en octobre dernier par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la réforme vise notamment à réviser un minerval maximal qui n’avait plus été indexé depuis 2011. D’après les estimations, près de 58 % des étudiants seraient concernés par le tarif le plus élevé.
