France : Après le budget 2026, Sébastien Lecornu trace une feuille de route sans réformes majeures


Après le budget 2026, Sébastien Lecornu trace une feuille de route sans réformes majeures

Une semaine après l’adoption du budget 2026 par le Parlement, le Premier ministre Sébastien Lecornu a esquissé, samedi 7 février, les grandes orientations de l’action gouvernementale pour les mois à venir. Dans plusieurs entretiens accordés à la presse régionale, le chef du gouvernement a défendu une stratégie faite de mesures progressives plutôt que de grandes réformes structurelles, avec pour objectif de tenir jusqu’à l’échéance présidentielle de mai 2027.

Cette démarche s’inscrit dans la volonté affichée par le président de la République de faire de 2026 une année « utile ». Elle vise également à contredire les propos de l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui estimait, le 1ᵉʳ janvier dernier, que plus aucune décision majeure ne serait prise d’ici à la prochaine élection présidentielle.

Pour Sébastien Lecornu, il s’agit aussi de démontrer que son passage à Matignon ne se limite pas à l’adoption du budget. Après cinq mois à la tête du gouvernement, il affirme avoir « loyalement fait son devoir » et estime avoir prouvé qu’il existe encore une majorité capable de voter des textes de compromis, même s’il reconnaît la fragilité de l’équilibre politique actuel.

Le Premier ministre est également revenu sur le recours à l’article 49, alinéa 3, de la Constitution pour faire adopter le budget 2026 sans vote. Une décision qu’il dit avoir prise « à regret », tout en se disant convaincu que cette séquence politique laissera une empreinte durable. Selon lui, les futurs gouvernements, y compris ceux disposant de majorités plus confortables, seront contraints de recourir davantage à la concertation et à la recherche de compromis.

Sans annoncer de rupture majeure, Sébastien Lecornu entend ainsi maintenir le cap gouvernemental par une succession de chantiers ciblés et de décisions graduelles, afin de préserver la stabilité politique et institutionnelle jusqu’à la fin du quinquennat.


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