Sud-Liban : une “drôle de guerre” empêche le retour des habitants malgré le cessez-le-feu

Dans le sud du Liban, la situation demeure extrêmement tendue malgré le cessez-le-feu proclamé fin novembre 2024 entre Israël et le Hezbollah. Les bombardements israéliens se poursuivent à intervalles réguliers dans la zone frontalière, empêchant des dizaines de milliers d’habitants de regagner leurs villages.

L’article donne la parole à Riad Al-Assaad, ingénieur et entrepreneur de 67 ans, engagé dans un projet avec l’Université américaine de Beyrouth pour réfléchir au recyclage des gravats générés par la guerre de l’automne 2024. Ancien combattant de la milice chiite Amal dans les années 1980, il témoigne aujourd’hui comme observateur inquiet de la situation.

Selon lui, les habitants du Sud vivent dans une « drôle de guerre » : ni paix véritable, ni conflit total. L’incertitude domine, la peur est constante, et la reconstruction reste suspendue aux évolutions sécuritaires. Les frappes israéliennes, officiellement dirigées contre le Hezbollah, continuent de faire des victimes civiles, d’après les Nations unies.

Entre 100 000 et 120 000 personnes seraient toujours déplacées, incapables de rentrer chez elles en raison des destructions massives ou des risques persistants. Les villages proches de la frontière, comme Kfar Kila, sont largement détruits. Sur le terrain, l’armée libanaise tente d’affirmer sa présence, mais la souveraineté de l’État apparaît fragilisée.

L’article met ainsi en lumière un Sud-Liban suspendu entre reconstruction et menace permanente, où la population tente de maintenir une vie quotidienne malgré l’insécurité chronique.

Si vous le souhaitez, je peux aussi vous faire une analyse géopolitique plus approfondie du contexte actuel.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *