
Tensions diplomatiques : Frank Vandenbroucke dénonce l’interdiction d’entrée de Conner Rousseau aux États-Unis
Le vice-Premier ministre belge Frank Vandenbroucke (Vooruit) a vivement réagi à la décision de l’ambassadeur américain Bill White d’interdire l’accès au territoire des États-Unis au président de son parti, Conner Rousseau.
Intervenant sur la chaîne VTM Nieuws, le ministre a qualifié la mesure de « scandaleuse », estimant qu’elle constitue une atteinte directe à la liberté d’expression. « C’est restreindre totalement la liberté d’expression dès que l’on dit quelque chose qui ne plaît pas à l’ambassadeur », a-t-il déclaré.
Une comparaison polémique
La décision américaine fait suite à des propos tenus par Conner Rousseau, qui avait établi un parallèle entre le président américain Donald Trump et Adolf Hitler. Des déclarations qui ont provoqué une vive réaction diplomatique.
Frank Vandenbroucke a apporté son soutien sans réserve à son président de parti, estimant que la situation actuelle aux États-Unis, notamment les actions menées par les services de l’immigration (ICE), traduirait selon lui un « déclin démocratique » et les prémices d’un « glissement vers un système autoritaire ». Il a même évoqué des similitudes avec l’Allemagne des années 1930.
Relations tendues avec l’ambassadeur
Le vice-Premier ministre a également affirmé qu’il ne souhaitait pas s’afficher publiquement avec l’ambassadeur Bill White, précisant qu’il ne voulait pas être associé à lui.
Il a par ailleurs rappelé que le diplomate américain avait, par le passé, relayé une publication en ligne de Dries Van Langenhove, figure controversée de l’extrême droite belge.
Cette affaire intervient dans un climat déjà sensible entre responsables politiques belges et représentation diplomatique américaine, sur fond de divergences idéologiques et de tensions autour de la liberté d’expression.
