
Guerre en Ukraine : Macron presse l’UE d’adopter un 20ᵉ paquet de sanctions malgré le veto hongrois
En recevant son homologue finlandais Alexander Stubb à l’Palais de l’Élysée, Emmanuel Macron a exhorté, lundi 23 février, l’Union européenne à accélérer l’adoption d’un 20ᵉ paquet de sanctions contre la Russie, actuellement bloqué par la Hongrie.
« Nous continuerons d’augmenter la pression sur la Russie. Nous devons avancer sur le 20ᵉ paquet de sanctions de l’Union européenne et des discussions se tiendront dans les prochains jours », a déclaré le chef de l’État français aux côtés du président finlandais.
Un blocage hongrois assumé
La Commission européenne a soumis aux États membres une nouvelle série de mesures restrictives visant Moscou, avec l’objectif d’une adoption avant l’anniversaire de l’invasion de l’Ukraine. Mais la Hongrie a annoncé ce week-end son intention de s’y opposer, freinant le consensus requis au sein des Vingt-Sept.
Malgré cette obstruction, Paris affiche sa confiance. Arrivé à Bruxelles pour une réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE, Jean-Noël Barrot s’est voulu catégorique : « La question n’est pas de savoir s’il sera adopté. Il le sera, c’est une certitude. Mais quand il le sera, et de ce point de vue-là, chacun doit tenir ses engagements. »
Maintenir la pression sur Moscou
Depuis le début de la guerre en Ukraine, l’Union européenne a multiplié les trains de sanctions économiques et financières contre la Russie. Ce 20ᵉ paquet s’inscrit dans la volonté affichée par plusieurs capitales européennes de maintenir la pression sur le Kremlin, malgré les divisions internes.
L’enjeu est désormais politique autant que diplomatique : surmonter les réticences de Budapest pour préserver l’unité européenne face à Moscou, à un moment symbolique du conflit.
