Devant le Congrès, Donald Trump met en scène une Amérique qui « gagne »

Devant le Congrès, Donald Trump met en scène une Amérique qui « gagne »

Dans un discours fleuve d’une heure et quarante-sept minutes, prononcé mardi 24 février au Capitole, le président américain Donald Trump a dressé le portrait d’une nation en pleine réussite, multipliant les attaques contre ses adversaires démocrates à moins de neuf mois des élections de mi-mandat.

S’exprimant lors de son discours sur l’état de l’Union, le chef de la Maison Blanche a alterné autocélébration et charges partisanes, dans un style combatif désormais familier. Face à un Congrès dominé par les applaudissements nourris des élus républicains, il a revendiqué une série de succès depuis son retour au pouvoir.

Un récit de redressement national

Le président a mis en avant la fermeture « totale » de la frontière avec le Mexique, la baisse de l’inflation et celle des prix de l’essence. « Nous avons réussi une transformation comme on n’en avait jamais vu », a-t-il affirmé, promettant de ne « jamais revenir » à la situation qui prévalait, selon lui, sous son prédécesseur.

Dans ce récit très polarisé, l’Amérique décrite par Donald Trump serait passée d’un pays « à l’arrêt » à une nation relancée, accumulant les victoires économiques et sécuritaires.

L’Iran en ligne de mire

Sur le terrain international, le président a accusé l’Iran de relancer la constitution de son arsenal militaire, semblant préparer l’opinion à une possible opération. Cette mise en garde intervient dans un contexte de tensions accrues entre Washington et Téhéran, alors que les négociations restent fragiles.

En liant sécurité nationale et démonstration de fermeté, Donald Trump a poursuivi sa stratégie : consolider son électorat en affichant une posture d’autorité, tout en accentuant la fracture politique avec les démocrates.

À l’approche des élections de mi-mandat, le discours a ainsi pris des allures de meeting de campagne, où la mise en scène d’une Amérique qui « n’en finit pas de gagner » sert autant de bilan que de programme.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *