En Iran, la répression s’intensifie après les manifestations

En Iran, la répression s’intensifie après les manifestations

La vague de contestation qui a secoué l’Iran début janvier s’accompagne d’un net durcissement judiciaire. Parmi les condamnés figure Mohammad-Amin Biglari, 19 ans, employé dans un salon de coiffure à Téhéran.

Porté disparu depuis le 8 janvier, date à laquelle le mouvement de protestation a pris de l’ampleur, le jeune homme est resté introuvable pendant plusieurs semaines. Son père l’a recherché sans succès dans les hôpitaux de la capitale et à la morgue de Kahrizak, dans le sud de Téhéran. Ce sont d’anciens détenus, libérés de la prison de Ghezel Hesar, à l’ouest de la capitale, qui ont finalement informé la famille de son incarcération.

Le 8 février, sa condamnation à mort a été prononcée, en même temps que celle de six autres jeunes Iraniens poursuivis dans la même affaire, par le juge Abdolqassem Salavati, magistrat réputé pour sa sévérité envers les prisonniers politiques.

L’ONG Amnesty International a alerté sur le risque d’exécution d’au moins trente manifestants, dont plusieurs mineurs. Selon des observateurs du système judiciaire iranien, le nombre de condamnations capitales prononcées dans ce contexte est sans précédent. L’objectif, estiment-ils, serait d’intimider la population et d’étouffer toute contestation.

Certains analystes avancent toutefois que le calendrier des exécutions pourrait dépendre de la situation géopolitique. Alors que le président américain Donald Trump a renforcé la présence militaire des États-Unis dans la région et brandi la menace d’une intervention en cas d’échec des négociations avec Téhéran, la perspective d’une attaque extérieure pourrait temporairement freiner la mise à exécution des peines. Selon ces sources, un éventuel apaisement des tensions internationales pourrait, au contraire, ouvrir la voie à une accélération des pendaisons.

Dans ce climat d’incertitude, les familles des détenus vivent dans l’angoisse, sans visibilité sur le sort réservé à leurs proches.

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