
Police fédérale : les syndicats quittent les négociations et mettent la pression sur le ministre
La tension monte entre les organisations syndicales de la police et l’autorité fédérale. Réunis mercredi au sein du Comité de négociations pour les services de police (CNSP), les quatre principaux syndicats ont quitté la table des discussions, dénonçant un manque de volonté réelle de négocier.
Le SLFP Police, le SNPS, la CGSP Admi et la CSC Services publics ont interrompu la réunion après un échange consacré au préavis de grève déposé au sein de la DAB, la Direction de sécurisation de la police fédérale. Selon eux, l’autorité adopterait une posture fermée, empêchant tout dialogue constructif.
« Nous voulons négocier, mais avec de véritables propositions et une attitude constructive », résument-ils dans un communiqué commun. Les syndicats estiment ne pas être entendus, notamment sur plusieurs points à l’ordre du jour, dont la question de la conduite prioritaire des véhicules de police.
Le président du SLFP Police, Vincent Gilles, déplore une situation de blocage : impossible, selon lui, d’avancer lorsque les discussions se heurtent à « un mur ».
Les organisations syndicales attendent désormais un signal clair du ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin. Son attitude dans les prochains jours pourrait s’avérer déterminante quant à l’activation du préavis de grève au sein de la DAB.
En toile de fond, c’est le climat social au sein de la police fédérale qui se joue. Les syndicats appellent les ministres de tutelle, Intérieur et Justice, à rétablir un dialogue apaisé et à donner une place réelle à la négociation.
