Lait : le Sénégal et le Brésil scellent un partenariat stratégique pour l’autosuffisance

Lait : le Sénégal et le Brésil scellent un partenariat stratégique pour l’autosuffisance

En marge de la Conférence internationale sur la réforme agraire et le développement rural (ICARRD+20), organisée en Colombie, le Sénégal et le Brésil ont franchi un nouveau cap dans leur coopération agricole, avec un accent particulier sur la filière laitière.

Le ministre sénégalais de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Mabouba Diagne, s’est entretenu avec son homologue brésilien Paulo Teixeira, ministre de l’Agriculture familiale du Brésil. Les deux responsables ont acté la conclusion, dans un délai de sept jours, d’un protocole d’accord destiné à accélérer l’autosuffisance en lait au Sénégal — un objectif jugé stratégique pour la souveraineté alimentaire nationale.

Formation, génétique et coopération scientifique

Le futur accord prévoit un ensemble de mesures structurantes :

  • La formation de plus de 100 techniciens, chercheurs et agents d’élevage ;
  • Le lancement d’un programme de transfert d’embryons de bovins Gir à fort potentiel laitier ;
  • Le renforcement de la coopération scientifique entre l’EMBRAPA, référence brésilienne en recherche agricole, et l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA).

L’objectif affiché est d’atteindre une productivité supérieure à 30 litres de lait par vache et par jour, grâce notamment au développement des cultures fourragères et à l’amélioration des rations alimentaires.

Structuration et inclusion

Le partenariat entend également structurer durablement la filière via des partenariats public-privé, tout en favorisant l’inclusion économique des femmes rurales, des jeunes et des jeunes diplômés.

La professionnalisation du secteur passera par la formation à la gestion de fermes modernes, le renforcement de la mécanisation agricole et pastorale, ainsi que l’organisation d’un forum régional CEDEAO–Mauritanie consacré à une stratégie concertée d’autosuffisance laitière.

Pour Dakar comme pour Brasília, ce protocole marque une étape clé dans la transformation du secteur de l’élevage au Sénégal et, au-delà, en Afrique de l’Ouest. L’ambition est claire : réduire la dépendance aux importations de produits laitiers et renforcer durablement la sécurité alimentaire régionale.

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