
Trump critique l’OTAN et affirme que Washington peut agir seul face à l’Iran
Le président américain Donald Trump a vivement critiqué l’OTAN mardi, la qualifiant d’« stupide » dans le dossier iranien, après le refus de plusieurs alliés de participer à une opération visant à sécuriser le détroit d’Ormuz.
S’exprimant à la Maison-Blanche aux côtés du Premier ministre irlandais Michael Martin, Donald Trump a estimé que l’alliance transatlantique faisait « une très grosse erreur ». « Nous n’avons besoin d’aucune aide », a-t-il insisté, affirmant que les États-Unis étaient capables d’agir seuls contre l’Iran.
Alliés réticents
Selon le président américain, « la plupart » des membres de l’OTAN ont refusé de s’engager dans une mission d’escorte maritime dans le détroit d’Ormuz, une voie stratégique par laquelle transite près d’un cinquième du pétrole mondial.
Le président français Emmanuel Macron a notamment affirmé que la France ne participerait pas à une telle opération dans le contexte actuel, évoquant la nécessité d’un apaisement préalable. La Royaume-Uni a également décliné la demande américaine.
Donald Trump a par ailleurs critiqué le Premier ministre britannique Keir Starmer, jugeant son refus « regrettable », tout en réaffirmant ses doutes de longue date sur la fiabilité de l’alliance.
Une stratégie unilatérale assumée
Dans un message publié sur la plateforme Truth Social, le président américain a assuré que les forces américaines n’avaient « plus besoin » du soutien de leurs alliés, évoquant les « succès militaires » récents.
Cette position s’inscrit dans une ligne constante depuis son retour au pouvoir en 2025, marquée par des critiques répétées envers l’OTAN et des appels à un partage accru du fardeau militaire entre alliés.
Contexte de fortes tensions
La situation reste particulièrement tendue dans le Golfe, où l’Iran a multiplié les actions contre des infrastructures énergétiques et des navires, perturbant le trafic dans le détroit d’Ormuz.
Dans ce contexte, Donald Trump a tenu des propos parfois contradictoires sur les objectifs de la guerre menée avec Israël contre l’Iran, évoquant à la fois une opération limitée dans le temps et la nécessité de réorganiser la gouvernance du pays à l’issue du conflit.
Alors que les tensions s’étendent à l’ensemble du Moyen-Orient, la fracture entre Washington et certains de ses alliés occidentaux apparaît de plus en plus marquée sur la conduite à tenir face à Téhéran.
