
Moscou condamne les frappes contre des dirigeants iraniens et dénonce des “assassinats”
Le Kremlin a fermement condamné mercredi les frappes aériennes menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, dénonçant ce qu’il qualifie de « meurtre » de responsables politiques iraniens.
Cette réaction intervient au lendemain de l’annonce par l’agence Fars de la mort de Ali Larijani, conseiller influent de l’ancien guide suprême Ali Khamenei, tué à Téhéran.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a dénoncé des actions visant des dirigeants d’un État souverain. « Nous condamnons sans équivoque toute action visant à nuire ou éliminer des membres de la direction d’un pays indépendant », a-t-il déclaré.
Un soutien affirmé à Téhéran
La Russie, alliée de longue date de l’Iran et partenaire dans le domaine nucléaire civil, a vivement critiqué les frappes récentes et appelé à un cessez-le-feu immédiat ainsi qu’à l’ouverture de négociations.
Des accusations de coopération militaire rejetées
Par ailleurs, Moscou a rejeté des informations de presse évoquant un renforcement de la coopération militaire avec Téhéran. Selon le The Wall Street Journal, la Russie aurait intensifié le partage de renseignements et fourni des images satellites ainsi que des technologies de drones à l’Iran.
Des affirmations qualifiées de « désinformation » par Dmitry Peskov, qui a indiqué que de nombreuses informations circulant autour du conflit relevaient de fausses nouvelles. Il a également souligné que des responsables américains avaient eux-mêmes affirmé ne disposer d’aucune preuve sur ces allégations.
Dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, Moscou appelle à la retenue, tout en réaffirmant son opposition aux opérations ciblant les plus hauts responsables iraniens.
