
Le gouvernement belge a approuvé une mesure visant à accélérer l’expulsion des détenus étrangers en séjour irrégulier, avec une interdiction de retour sur le territoire pour les personnes concernées. Selon la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, environ 250 détenus pourraient être expulsés à court terme.
L’Office des étrangers pourra désormais procéder plus rapidement à ces expulsions. Concrètement, un détenu pourra être expulsé soit douze mois avant la fin de sa peine (au lieu de six précédemment), soit dès qu’il aura purgé un tiers de sa peine et que les documents administratifs nécessaires seront disponibles. Toute personne expulsée se verra interdire l’entrée en Belgique.
La ministre Van Bossuyt souligne que cette mesure vise à renforcer la sécurité dans les rues tout en allégeant la pression sur les prisons. Elle s’inscrit dans un accord validé vendredi par la coalition Arizona, dans le cadre de la lutte contre la surpopulation carcérale.
Pour soutenir cette politique, le gouvernement prévoit également l’ouverture de quatre nouveaux centres fermés à Steenokkerzeel, Jumet, Jabbeke et Zandvliet, offrant 400 places supplémentaires. L’objectif est de garantir le fonctionnement optimal des centres et de faciliter le retour des personnes condamnées en situation irrégulière.
Selon la ministre, les opérations de rapatriement ont déjà progressé : en 2025, le nombre de détenus expulsés a augmenté de 25 % par rapport à l’année précédente, atteignant son niveau le plus élevé depuis sept ans. Le gouvernement ambitionne désormais de renforcer encore ces efforts avec l’expulsion rapide des 250 détenus identifiés.
