
L’ancien député et ex-maire de Taïba Ndiaye, Alé Lô, est décédé ce dimanche 22 mars 2026 à Dakar, suscitant une vive émotion au sein de la classe politique et des collectivités territoriales. Engagé de longue date dans le développement local, il laisse derrière lui un héritage marqué par son implication dans la gestion territoriale.
Réagissant à cette disparition, le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, a fait part de sa « profonde tristesse », rendant hommage à un homme « profondément attaché à son terroir et engagé avec constance au service de sa communauté ». Au nom de l’institution parlementaire, il a adressé ses condoléances à la famille du défunt, à ses proches, aux habitants de Taïba Ndiaye ainsi qu’à l’ensemble de la Nation, tout en priant pour le repos de son âme.
Alé Lô aura consacré près de trente ans à la gouvernance locale. Devenu président du Conseil rural de Taïba Ndiaye en 1990, il accède en 2014 au poste de premier maire de la commune, à la faveur de sa création dans le cadre de l’Acte 3 de la décentralisation. Un parcours qui témoigne de son engagement constant en faveur des populations.
Au plan national, il a occupé des fonctions de premier plan, notamment à la tête de l’Association des communautés rurales du Sénégal puis de l’Union des collectivités territoriales du Sénégal, contribuant activement à la promotion et à la défense des intérêts des territoires.
Sur le plan politique, il a milité au sein du Parti socialiste avant de rejoindre le Parti démocratique sénégalais, sous la bannière duquel il a siégé à l’Assemblée nationale.
Avec la disparition d’Alé Lô, le Sénégal perd un acteur majeur de la décentralisation, dont l’action aura durablement influencé le développement local.
