
Sous la pression de la majorité comme de l’opposition, le Premier ministre belge Bart De Wever a exclu jeudi toute intervention immédiate pour faire baisser le prix de l’énergie, estimant que l’État ne dispose pas de marges suffisantes. Selon lui, seules des mesures structurelles, inscrites dans un cadre européen, peuvent garantir un impact durable.
« Prétendre que cette crise créerait des marges budgétaires qui permettraient de jeter de l’argent du haut d’un hélicoptère, ce n’est pas vrai », a-t-il affirmé devant la Chambre, soulignant que toute hausse de dépenses publiques génère des effets inflationnistes et des coûts colossaux pour l’État via l’indexation et les intérêts de la dette.
Des députés de la majorité et de l’opposition ont réclamé des mesures immédiates pour soulager les consommateurs, et le MR a même exigé l’activation du cliquet inversé dès le prochain conseil des ministres. Le Premier ministre a toutefois estimé que des solutions telles que le blocage des prix n’apporteraient qu’un bénéfice limité et temporaire.
En attendant, Bart De Wever a réaffirmé la priorité sur les politiques structurelles, notamment le développement du nucléaire, en coordination avec le ministre de l’Énergie Bihet, pour maîtriser durablement le coût de l’énergie. Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a quant à lui rappelé que, derrière les recommandations des experts, « il y avait la vie des gens » et qu’il défendrait ses mesures avec détermination à la table du gouvernement.
