
À l’occasion de la rentrée solennelle de la Conférence du Stage du Barreau du Sénégal (édition 2026), le Président de la République a réaffirmé son ambition de moderniser en profondeur l’appareil judiciaire, en plaçant la formation des acteurs du droit au cœur de sa stratégie.
Face à un auditoire composé de professionnels du secteur et de jeunes avocats stagiaires, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’un investissement accru dans les ressources humaines. Il a notamment évoqué le renforcement du recrutement, l’ouverture du concours du Barreau ainsi que l’amélioration des dispositifs de formation initiale et continue.
Selon lui, la performance du système judiciaire repose avant tout sur la qualité de ses acteurs, appelés à s’adapter aux mutations contemporaines, notamment liées au numérique et à la complexité croissante du droit.
Cette rentrée solennelle intervient dans un contexte particulier, marqué par le lancement du projet de l’École des avocats à Diamniadio. Ce futur établissement vise à structurer davantage la formation juridique et à accompagner la professionnalisation du secteur, dans une perspective de consolidation de l’État de droit.
La cérémonie a également enregistré la participation de plusieurs délégations internationales, issues notamment des barreaux de l’UEMOA, de l’OHADA, ainsi que d’organisations comme l’Union internationale des avocats et la Conférence internationale des barreaux. Une présence qui illustre le positionnement du Barreau sénégalais dans les dynamiques juridiques régionales et internationales.
Prenant la parole, le bâtonnier de l’Ordre des avocats, Aly Fall, a souligné la portée symbolique de cet événement, qui marque à la fois la transmission des valeurs de la profession et l’entrée des stagiaires dans leur parcours professionnel.
Dans son intervention, le Président de la République a également invité les jeunes avocats à faire preuve d’éthique, de rigueur et d’indépendance, des principes qu’il considère essentiels pour renforcer la confiance des citoyens envers la justice.
Au-delà de son caractère protocolaire, cette rentrée solennelle s’inscrit ainsi comme une étape significative dans la dynamique de réforme du secteur judiciaire au Sénégal, portée par les autorités et accompagnée par l’ensemble des acteurs du droit.
