
Le président libanais Joseph Aoun a appelé, jeudi, à un cessez-le-feu immédiat avec Israël, qu’il considère comme la seule issue possible au conflit en cours. Il a également plaidé pour l’ouverture de négociations directes entre les deux pays afin de parvenir à une solution durable.
S’exprimant au palais présidentiel devant une délégation en visite, Joseph Aoun a indiqué mener des consultations intensives autour de cette proposition, affirmant qu’elle suscite un intérêt « important » et « positif » au sein de la communauté internationale.
Cette déclaration intervient au lendemain de frappes israéliennes particulièrement meurtrières ayant fait plus de 200 morts et plus d’un millier de blessés au Liban, selon les autorités locales.
Vers une inclusion du Liban dans la trêve ?
Le chef de l’État libanais a également évoqué des efforts diplomatiques en cours pour intégrer le Liban dans le cessez-le-feu négocié entre les États-Unis et l’Iran. Une perspective toutefois contestée par Washington, qui ne considère pas, à ce stade, le Liban comme partie prenante de cet accord.
Appel à l’unité et au rôle de l’État
Sur le plan الداخلي, Joseph Aoun a insisté sur la nécessité de préserver la stabilité nationale. Il a réaffirmé son soutien aux forces de sécurité, notamment à l’armée libanaise, appelant les citoyens à faire confiance aux institutions étatiques.
« Je ne permettrai pas que des conflits internes éclatent. Il n’y a pas de salut en dehors de l’État et de ses forces légitimes », a-t-il déclaré, dans un contexte de fortes tensions sécuritaires.
Alors que les frappes se poursuivent et que les efforts diplomatiques s’intensifient, la proposition du président libanais apparaît comme une tentative de relancer une issue politique à un conflit en pleine escalade.
