Belgique: Pouvoir d’achat et fiscalité : ce qui change au 1er janvier 2026

À l’aube de l’année 2026, plusieurs réformes entreront en vigueur et modifieront le quotidien de nombreux ménages. Salaires, fiscalité, indépendants ou encore pensions alimentaires : tour d’horizon des principales mesures qui impacteront le pouvoir d’achat dès le 1er janvier.

Les travailleurs relevant de la commission paritaire 200 verront leur salaire augmenter de 2,21 % à partir du 1er janvier 2026, à la suite du dépassement de l’indice-pivot en décembre. Plus d’un demi-million de salariés sont concernés, répartis dans une trentaine de secteurs tels que la consultance, le commerce automobile, la construction, les centres d’appels, la publicité, l’intérim ou encore l’informatique. Bien que cette indexation soit inférieure à celle de janvier 2025 (+3,58 %), elle figure parmi les plus élevées observées au cours des douze dernières années.

Les mères indépendantes bénéficieront également d’un renforcement de leur protection sociale. Dès 2026, elles seront automatiquement dispensées de cotisations sociales durant deux trimestres après un accouchement, contre un seul aujourd’hui. Cette mesure, décidée par le gouvernement fédéral, a été confirmée par le cabinet de la ministre des Indépendants, Éléonore Simonet (MR).

Autre changement majeur : l’entrée en vigueur de la taxe sur les plus-values financières. Prévue dans le cadre de l’accord budgétaire fédéral, cette taxe s’appliquera dès le 1er janvier 2026 et devrait générer environ 500 millions d’euros par an à terme. En attendant l’adoption définitive de la loi, un régime transitoire est instauré : durant cette période, les banques ne prélèveront pas automatiquement la taxe lors de la vente de titres, sauf demande explicite du client.

La fiscalité des dons sera, elle aussi, revue à la baisse. À partir de l’année d’imposition 2026, la déductibilité fiscale des dons passera de 45 % à 30 %, une mesure qui s’appliquera rétroactivement à tous les dons effectués depuis le 1er janvier 2025. Une décision qui suscite de vives inquiétudes au sein du secteur associatif.

Enfin, l’avantage fiscal lié aux pensions alimentaires sera progressivement réduit. La déductibilité est fixée à 70 % pour 2025, puis diminuera à 60 % en 2026, avant d’atteindre 50 % à partir de 2027. Cette réforme concerne aussi bien les pensions versées aux enfants ou à un ex-conjoint après une séparation que les frais de maison de repos pris en charge par les enfants pour leurs parents.

Ces différentes mesures dessinent les contours d’une année 2026 marquée par des ajustements significatifs en matière de pouvoir d’achat et de fiscalité.

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