Venezuela : frappes américaines à Caracas et capture annoncée de Nicolas Maduro, la région sous tension

Venezuela : frappes américaines à Caracas et capture annoncée de Nicolas Maduro, la région sous tension

Les États-Unis ont mené, dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier 2026, des frappes militaires d’une ampleur inédite contre le Venezuela. L’opération, confirmée par le président américain Donald Trump, aurait conduit à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro. Caracas dénonce une « très grave agression militaire » et a ordonné un déploiement massif de ses forces armées.

De violentes explosions ont été entendues à Caracas aux alentours de 2 heures du matin, heure locale. Selon des informations rapportées par l’AFP, plusieurs sites stratégiques ont été visés, notamment Fuerte Tiuna, vaste complexe militaire situé au cœur de la capitale, ainsi que l’aéroport et le port de Caracas. Des témoins ont également signalé la présence d’hélicoptères survolant la ville, tandis que des coupures d’électricité ont affecté certains quartiers.

Quelques heures plus tard, Donald Trump a affirmé sur son réseau social Truth Social que les forces américaines avaient capturé Nicolas Maduro. Le président vénézuélien et son épouse auraient été « exfiltrés du pays », selon le chef de l’État américain, qui a salué une « opération brillante » lors d’un échange avec The New York Times. Une conférence de presse est annoncée à 17 heures (heure française) depuis Mar-a-Lago, en Floride.

À Caracas, l’incertitude demeure. La vice-présidente Delcy Rodríguez a déclaré à la télévision publique ignorer où se trouve Nicolas Maduro et a exigé des États-Unis une « preuve de vie » du chef de l’État et de la Première dame, Cilia Flores.

En réaction, le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino López, a annoncé « le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques ». Il a accusé l’armée américaine d’avoir frappé des zones résidentielles. Le gouvernement a décrété l’état d’exception et appelé à la mobilisation générale pour faire face à ce qu’il qualifie d’« attaque impérialiste ».

Cette intervention militaire intervient après plusieurs mois d’escalade entre Washington et Caracas. Les États-Unis accusent le pouvoir vénézuélien d’entretenir des liens avec des réseaux de narcotrafic, accusations rejetées par Nicolas Maduro, qui dénonçait de son côté une tentative américaine de renversement de son régime afin de s’emparer des importantes réserves pétrolières du pays. Un blocus naval américain avait déjà été mis en place, accompagné de frappes ciblées ces dernières semaines.

Sur la scène internationale, les réactions se multiplient. Le président colombien Gustavo Petro a condamné une « agression contre la souveraineté » de l’Amérique latine et ordonné le déploiement de troupes à la frontière vénézuélienne. La Russie a jugé l’attaque « profondément inquiétante et condamnable », appelant à éviter toute nouvelle escalade. L’Iran a également dénoncé une « agression illégale ». De son côté, l’Espagne s’est dite prête à jouer un rôle de médiateur, appelant à la désescalade et à la retenue.

Alors que de nombreuses zones d’ombre subsistent, cette opération marque un tournant majeur dans les relations entre les États-Unis et le Venezuela, avec des répercussions potentielles sur l’équilibre régional et international.

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