
Les États-Unis renforcent leur emprise sur le Venezuela après la saisie de deux pétroliers
À la suite de l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas dans la nuit du 2 au 3 janvier, les États-Unis ont intensifié leur action en affirmant leur contrôle stratégique sur le Venezuela et sa production pétrolière.
Le 7 janvier, Washington a annoncé l’arraisonnement de deux pétroliers accusés de violer l’embargo américain sur les hydrocarbures. L’un des navires ne battait aucun pavillon, tandis que le second, intercepté jusqu’au large de l’Islande, était immatriculé sous pavillon russe. Par cette opération, les autorités américaines envoient un message clair à la Russie, mais aussi à d’autres puissances ayant des intérêts dans la région, notamment la Chine et l’Iran.
Les États-Unis affichent désormais leur volonté de contrôler l’ensemble de la production pétrolière vénézuélienne, alors que le pays dispose des plus importantes réserves de pétrole non exploitées au monde. L’objectif affiché est d’influencer directement les décisions politiques et économiques des autorités vénézuéliennes.
Le président américain Donald Trump a annoncé que le Venezuela allait restituer entre 30 et 50 millions de barils de pétrole, soit l’équivalent de près de deux mois de production. Ce pétrole serait vendu au prix du marché, et les revenus générés seraient administrés par la présidence américaine, avec l’argument qu’ils seraient utilisés au bénéfice des populations vénézuélienne et américaine.
Cette nouvelle étape marque un durcissement majeur de la politique américaine en Amérique latine et confirme une volonté assumée de domination stratégique et énergétique sur la région.
