Bruxelles : Yvan Verougstraete propose une feuille de route pour un budget 2026 et des réformes structurelles

Bruxelles : Yvan Verougstraete propose une feuille de route pour un budget 2026 et des réformes structurelles

Le formateur bruxellois Yvan Verougstraete a présenté, lundi, une voie de sortie à l’impasse budgétaire que traverse la Région de Bruxelles-Capitale. Devant les sept partis consultés dans le cadre de la recherche d’une majorité régionale, il a proposé un chemin visant à doter Bruxelles d’un budget 2026 de plein exercice, capable de ramener le déficit sous la barre du milliard d’euros et de lancer des réformes structurelles sur les années suivantes.

À l’issue d’une réunion qualifiée de « constructive », le formateur a indiqué que les différentes formations avaient été invitées à préciser les conditions leur permettant de s’engager sur cette trajectoire. L’objectif affiché est double : stabiliser les finances régionales à court terme et remettre la Région sur des bases plus solides pour les trois prochaines années.

Selon Yvan Verougstraete, les partis actuellement au gouvernement en affaires courantes — le PS, Ecolo, DéFI, Groen et Vooruit — ont souhaité associer Les Engagés au processus, afin de préparer un budget 2026 soutenu par une majorité au Parlement. « Avant la fin de la semaine », a-t-il précisé, il devrait être possible de confirmer si ce chemin peut être emprunté et à quelles conditions.

« Je pense que tout le monde fait preuve de constructivité. La proposition a reçu un accueil plutôt favorable », a déclaré le président des Engagés à l’issue de cette rencontre de près de trois heures, qui réunissait également le CD&V.

Dans une note transmise à la presse, le formateur souligne que les prochains jours seront consacrés à des consultations internes au sein des partis, afin de valider la méthode permettant d’aboutir à l’installation d’un gouvernement de plein exercice. Une date clé est avancée : le 5 février, échéance fixée pour définir un projet de budget 2026 sans tarder.

Une urgence financière assumée

Le document insiste sur l’urgence de la situation budgétaire. « Chaque mois qui passe, c’est 100 millions d’euros de dette supplémentaire sur la tête des Bruxellois », peut-on y lire, évoquant également une perte de confiance des institutions financières, des citoyens et du monde politique.

La même date du 5 février est également présentée comme un jalon pour arrêter une série de « réformes structurelles essentielles et décisions urgentes » devant entrer en vigueur dès 2026. Ces réformes sont jugées indispensables pour permettre à la Région de retrouver progressivement l’équilibre budgétaire, son efficacité administrative et sa pérennité financière. Elles devraient notamment s’articuler autour d’une refonte complète de la structure administrative régionale.

Dans un souci de dépassement des clivages partisans, les négociateurs prévoient par ailleurs de consulter les partis qui ne feraient pas partie de la future majorité, afin de recueillir leurs propositions de réformes jugées prioritaires, dans les limites des marges budgétaires disponibles.

La question des majorités linguistiques

À l’issue de la réunion, Bernard Clerfayt, ministre de l’Emploi en affaires courantes et représentant de DéFI, a indiqué que les discussions avaient également porté sur la possibilité d’associer l’Open Vld aux négociations. Groen, Vooruit et le CD&V ne disposant que de 7 sièges sur 17, l’appoint de l’Open Vld permettrait d’atteindre une majorité. Toutefois, tant le président de l’Open Vld, Frédéric De Gucht, que celui du CD&V, Sammy Mahdi, estiment à ce stade que les propositions restent insuffisantes.

Bernard Clerfayt a rappelé qu’une majorité dans les deux groupes linguistiques est, selon lui, indispensable pour ouvrir de véritables négociations. « Il y a une volonté partagée d’éviter un scénario de catastrophe financière avec les banques. Un effort important a déjà été consenti pour le budget 2025. Il faut désormais poursuivre en 2026, mais avec une vraie majorité politique capable de soutenir les réformes au Parlement », a-t-il conclu.

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