Iran : Reza Pahlavi, l’héritier en exil qui se pose en alternative au régime

Iran : Reza Pahlavi, l’héritier en exil qui se pose en alternative au régime

Depuis son exil aux États-Unis, Reza Pahlavi observe avec attention la montée de la contestation en Iran. À 65 ans, le fils de l’ancien chah Mohammad Reza Pahlavi, renversé par la révolution islamique de 1979, voit dans la vague de manifestations actuelles une opportunité historique. Le mouvement de protestation, déclenché le 28 décembre 2025 dans le bazar de Téhéran, est né de la colère des commerçants face à l’effondrement du rial, à la corruption endémique et à la mauvaise gestion des autorités.

Rapidement, la contestation s’est étendue à plusieurs grandes villes du pays, notamment Machhad et Chiraz. Dans la rue, le nom de Reza Pahlavi est parfois scandé, signe pour l’héritier de la dynastie déchue d’un regain de popularité inattendu. Celui-ci se présente désormais comme une figure capable d’incarner une transition politique et de diriger l’Iran dans l’après-République islamique.

Très actif sur les réseaux sociaux, Reza Pahlavi multiplie les appels à la mobilisation. Le 8 janvier, il exhortait les Iraniens, en persan et en anglais, à descendre massivement dans la rue et à faire entendre leurs revendications d’une seule voix. Il a également mis en garde les autorités iraniennes et les Gardiens de la révolution, affirmant que la répression ne resterait pas sans conséquences sur la scène internationale.

S’appuyant sur la visibilité croissante du mouvement de contestation et sur l’attention portée par certaines puissances étrangères à la situation en Iran, Reza Pahlavi cherche à s’imposer comme une alternative crédible au régime des mollahs. Une posture qui séduit une partie des manifestants, mais qui continue aussi de susciter de fortes réserves au sein d’une société iranienne marquée par son histoire et méfiante à l’égard des figures du passé.

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