Finale Sénégal–Maroc : la presse espagnole vole au secours des Lions et dénonce un arbitrage controversé

Finale Sénégal–Maroc : la presse espagnole vole au secours des Lions et dénonce un arbitrage controversé

La finale historique de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 entre le Sénégal et le Maroc (1-0) continue de susciter de vives réactions à l’international. Alors que la Fédération marocaine de football a saisi la CAF et la FIFA pour réclamer de lourdes sanctions contre le Sénégal, et que Dakar prépare sa riposte, un soutien inattendu est venu d’Espagne, où médias et journalistes ont majoritairement pris fait et cause pour les Lions.

Sur les réseaux sociaux comme dans la presse écrite, plusieurs médias espagnols ont ouvertement critiqué l’arbitrage de la finale, pointant ce qu’ils considèrent comme des décisions favorables au Maroc et à l’origine de la vive contestation sénégalaise. Une lecture à contre-courant de la position officielle de la FIFA, qui met l’accent sur le comportement jugé antisportif des joueurs sénégalais, tout en passant sous silence les erreurs arbitrales dénoncées.

Le quotidien El Confidencial s’est montré particulièrement sévère, évoquant un « scandale historique ». Le journal revient notamment sur un but sénégalais annulé de manière jugée injustifiée, suivi, dans la foulée, d’un penalty controversé accordé au Maroc. « Les deux décisions arbitrales de l’arbitre Jean-Jacques Ndala Ngambo ont profité au Maroc, mais le Sénégal a résisté après avoir menacé de quitter le terrain et a remporté un match incroyable », écrit le média espagnol.

Même tonalité du côté de El Español, qui estime que tout s’est joué en quelques minutes décisives. Le journal évoque une tête d’Ismaïla Sarr refusée à la 95e minute, après une action confuse impliquant Achraf Hakimi, laissant « de nombreux doutes au vu des ralentis ». Selon le média, cette finale, censée servir de vitrine en vue de la Coupe du monde 2030, s’est transformée en « chaos », alimentant des accusations durables de favoritisme arbitral.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs journalistes espagnols se sont également indignés d’images jugées embarrassantes, notamment celles montrant des ramasseurs de balle, des officiels et même des joueurs impliqués dans des incidents liés aux serviettes utilisées par les Lions. Certains ont réclamé des sanctions contre le Maroc. « L’image du Maroc comme pays hôte de la CAN n’aurait pas pu être pire », a écrit Alejandro López Fernández sur X, doutant d’une intervention ferme de la FIFA.

Pour l’influenceur madrilène Iván Blanco, une sanction plus lourde contre le Sénégal serait incompréhensible. Il estime que les faits reprochés au Maroc, entre décisions arbitrales litigieuses et incidents en marge du jeu, devraient logiquement entraîner des conséquences, y compris sur la scène mondiale.

Le journaliste Pepe Elías est allé plus loin, reliant les polémiques arbitrales, l’affaire des serviettes, les huées lors de la conférence de presse du sélectionneur sénégalais Pape Thiaw et le refus d’un dignitaire marocain de remettre le trophée, pour s’interroger sur la capacité du Royaume à accueillir des événements majeurs, notamment la finale de la Coupe du monde 2030.

Si cette affaire trouve un tel écho en Espagne, c’est aussi en raison du contexte géopolitique du football mondial. Le Maroc doit co-organiser le Mondial 2030 avec l’Espagne et le Portugal, et la question du pays hôte de la finale reste sensible. La CAN 2025 devait servir de répétition générale pour le Royaume chérifien, mais le scénario de la finale face au Sénégal a, selon la presse espagnole, porté un coup sérieux à son image.

Avec l’écho donné par les médias ibériques, l’opinion internationale est désormais mieux informée des circonstances ayant entouré cette finale controversée. Une pression médiatique qui pourrait, à terme, contraindre la FIFA à faire preuve de davantage d’impartialité dans le traitement de ce dossier explosif.

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