Ouganda : le chef de l’armée rétropédale après des accusations contre les États-Unis


Ouganda : le chef de l’armée rétropédale après des accusations contre les États-Unis

Le chef des forces armées ougandaises, Muhoozi Kainerugaba, a présenté ses excuses aux États-Unis après avoir accusé Washington de soutenir l’opposition, avant de se rétracter quelques heures plus tard.

Vendredi, sur le réseau social X, le commandant des Forces de défense populaires de l’Ouganda (UPDF) avait annoncé la rupture des relations avec les États-Unis, affirmant que l’ambassade américaine apportait son soutien au leader de l’opposition Bobi Wine, porté disparu depuis les élections du 15 janvier. Une déclaration qu’il a ensuite retirée.

« Je présente mes excuses à nos grands amis américains pour mes tweets précédents, désormais supprimés. J’ai été induit en erreur par de fausses informations », a écrit Muhoozi Kainerugaba, ajoutant avoir échangé avec l’ambassadeur américain en poste à Kampala. « Tout est rentré dans l’ordre », a-t-il assuré.

Dans les messages effacés, le chef de l’armée accusait l’ambassade des États-Unis de participer à la dissimulation de Bobi Wine, qui affirme être entré dans la clandestinité après avoir échappé à une tentative d’arrestation par l’armée. Le leader de l’opposition dénonce, de son côté, un « vol flagrant » lors du scrutin.

Fils du président Yoweri Museveni, 81 ans, au pouvoir depuis quatre décennies et récemment réélu pour un septième mandat, Muhoozi Kainerugaba est perçu par de nombreux observateurs comme un successeur potentiel. Il est également connu pour ses prises de position controversées sur les réseaux sociaux.

Avant de se raviser, il avait notamment annoncé la suspension de toute coopération avec l’ambassade américaine, y compris en Somalie, où l’Ouganda constitue le principal contributeur militaire à la coalition internationale luttant contre les groupes islamistes.

La semaine précédente, Muhoozi Kainerugaba avait aussi proféré de graves menaces à l’encontre de Bobi Wine, affirmant que ses forces avaient tué une trentaine de ses partisans et procédé à près de 2 000 arrestations depuis les élections.


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