
Bruxelles sans gouvernement depuis 600 jours : la colère monte face à une impasse politique inédite
Près de deux ans après les élections régionales, la Région de Bruxelles-Capitale demeure sans majorité gouvernementale. Une situation sans précédent qui provoque une indignation croissante au sein de la population. Ce vendredi marque un record peu enviable : 600 jours se sont écoulés depuis le scrutin sans qu’un nouvel exécutif bruxellois ne voie le jour.
Faute d’accord entre les partis politiques, la Région continue d’être administrée en affaires courantes, une paralysie institutionnelle qui alimente l’exaspération des citoyens. Pour la septième fois, des manifestants se sont rassemblés dans les rues de Bruxelles afin de dénoncer une situation qualifiée d’« ubuesque ».
L’incompréhension domine parmi les protestataires, alors que les défis économiques et sociaux s’accumulent. Au-delà du blocage politique, les conséquences commencent à se faire lourdement sentir sur le terrain. Plusieurs associations ont déjà été contraintes de licencier du personnel, certaines ayant même cessé leurs activités, faute de subsides renouvelés en l’absence de gouvernement de plein exercice.
Sur le plan financier, l’inquiétude est tout aussi vive. Le déficit régional atteint des niveaux jugés critiques et chaque jour supplémentaire sans majorité accentue la fragilité budgétaire de la Région bruxelloise.
Une classe politique sous le feu des critiques
Pour de nombreux manifestants, la responsabilité incombe à une classe politique perçue comme déconnectée des réalités. Ils dénoncent des dirigeants « enfermés dans des logiques partisanes », incapables de surmonter leurs divergences pour former une coalition stable. Une impasse qui, selon eux, fragilise la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques.
Certains redoutent désormais le pire scénario : voir cette situation perdurer jusqu’en 2029, date des prochaines élections régionales, avec un gouvernement sortant cantonné à la gestion des affaires courantes pendant encore plus de trois ans. Une perspective jugée inacceptable par les citoyens mobilisés, qui appellent à une sortie rapide de crise et à un sursaut de responsabilité politique.
