Téhéran avertit Washington : “Une attaque américaine déclencherait une guerre régionale”

Téhéran avertit Washington : “Une attaque américaine déclencherait une guerre régionale”

Le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a lancé dimanche 1er février un avertissement solennel à l’adresse des États-Unis, menaçant d’une guerre régionale en cas d’intervention militaire contre l’Iran. C’était sa première prise de parole publique depuis la mi-janvier, dans un contexte de tensions exacerbées après la répression sanglante du mouvement de contestation dans le pays.

“Les Américains doivent savoir que s’ils déclenchent une guerre, ce sera une guerre régionale”, a déclaré Khamenei, alors que Washington brandit depuis plusieurs semaines la menace d’une action militaire, après les violences ayant fait des milliers de morts en Iran. Cette menace intervient quelques mois après les frappes américaines de juin, menées dans le cadre d’un conflit de douze jours déclenché par Israël.

L’escalade est d’autant plus vive que l’Union européenne a récemment inscrit les Gardiens de la Révolution (Pasdaran) sur sa liste des organisations terroristes, rejoignant ainsi les positions des États-Unis, du Canada et de l’Australie.


Réaction iranienne : l’Europe déclarée “terroriste”

En réponse à cette décision européenne, le Parlement iranien a voté dimanche une loi déclarant les armées européennes comme “groupes terroristes”. Un geste principalement symbolique, mais lourd de signification, avec une mise en scène marquée : le président de l’Assemblée, Mohammad Bagher Ghalibaf, a revêtu un uniforme des Gardiens de la Révolution, tandis que des députés scandaient des slogans hostiles à l’Occident.


Une tension militaire croissante dans le Golfe

Sur le plan stratégique, la région est déjà sous forte tension. Les États-Unis ont déployé une dizaine de navires dans le Golfe, dont le porte-avions Abraham Lincoln, tandis que l’Iran a annoncé un exercice naval dans le détroit d’Ormuz, passage vital pour le transport énergétique mondial. Téhéran a déjà menacé de fermer ce détroit en cas d’attaque américaine.


Diplomatie ou confrontation ?

Malgré les déclarations belliqueuses, des signaux diplomatiques apparaissent aussi. Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé que la guerre n’était dans l’intérêt d’aucune des parties, et a évoqué la voie diplomatique. Des responsables iraniens ont même évoqué des progrès en vue de négociations avec Washington.

Donald Trump, de son côté, a confirmé que des discussions auraient lieu : “L’Iran nous parle… nous verrons si nous pouvons faire quelque chose.”


Enjeu majeur : le nucléaire iranien

Au cœur de la crise se trouve la suspicion occidentale sur le programme nucléaire iranien, que Téhéran nie vouloir transformer en arme. La situation reste donc extrêmement volatile, entre menaces militaires, réactions politiques symboliques et tentatives de dialogue.


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