
CHU UCL Namur : l’hôpital de Mont-Godinne appelé à déménager dans les prochaines années
La direction du CHU UCL Namur a confirmé, ce lundi matin, le principe d’un futur déménagement de l’hôpital de Mont-Godinne. En cause, des infrastructures devenues obsolètes et une accessibilité jugée insuffisante. Ce projet d’envergure devrait profondément remodeler le paysage hospitalier de la province de Namur.
Selon la direction, le site actuel de Mont-Godinne ne répond plus aux exigences modernes en matière de soins de santé. Les voies d’accès sont considérées comme inadaptées, tandis que les bâtiments hospitaliers arrivent en fin de cycle. Face à ce constat, la décision a été prise d’envisager un déménagement à l’horizon de 10 à 15 ans. À ce stade, aucune précision n’a été donnée quant à l’avenir du site après le départ de l’hôpital.
Un nouvel hôpital universitaire en projet
Le projet prévoit la construction d’un nouvel hôpital universitaire en province de Namur. Le lieu exact n’a pas encore été dévoilé, les discussions foncières étant toujours en cours. Plusieurs bourgmestres ont toutefois déjà été consultés dans le cadre de cette réflexion.
Ce déménagement marque un tournant stratégique pour le CHU UCL Namur, qui regroupe trois sites : Mont-Godinne, l’hôpital Sainte-Elisabeth et le site de Dinant. La réorganisation pourrait entraîner une redistribution de certains services entre ces différents pôles hospitaliers.
Aucun impact annoncé sur l’emploi
Avec 2 400 collaborateurs et plus de 224 000 consultations enregistrées l’an dernier, Mont-Godinne occupe une place centrale dans le dispositif hospitalier régional. La direction se veut néanmoins rassurante quant à l’avenir du personnel.
« L’objectif est évidemment de préserver l’emploi, tout en renforçant les collaborations entre les différents sites, ce qui sera indispensable à l’avenir », a indiqué Sandra Giunta, directrice du CHU UCL Namur. Elle précise que le projet s’inscrit dans un contexte plus large de réforme du paysage hospitalier, impliquant des concertations internes avec les équipes médicales des trois sites, ainsi que des négociations avec les autorités politiques compétentes.
Les prochaines années s’annoncent ainsi déterminantes pour l’avenir du CHU UCL Namur et pour l’organisation des soins de santé dans l’ensemble de la province.
