L’Iran envisage de taxer le passage des navires dans le détroit d’Ormuz

Des parlementaires de l’Iran ont proposé l’instauration de péages et de taxes pour les navires transitant par le détroit d’Ormuz, axe stratégique du commerce mondial, selon des médias locaux.

La députée de Téhéran, Somayeh Rafiei, a indiqué que ce projet vise à faire payer aux pays utilisateurs de cette voie maritime des droits en échange de la sécurité assurée par la République islamique. « La sécurité du détroit sera garantie avec autorité, et les États devront payer en retour », a-t-elle déclaré.

Cette initiative intervient dans un contexte de fortes tensions régionales, après le déclenchement du conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël fin février. Depuis, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz est fortement perturbé, certaines traversées étant même interrompues.

Une pression accrue sur le trafic maritime

Les autorités iraniennes affirment que les conditions de navigation ne reviendront pas à la normale. Le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a notamment prévenu que le trafic ne retrouverait pas son niveau d’avant-guerre.

Ces derniers jours, Téhéran a restreint le passage des navires, autorisant principalement ceux provenant de pays considérés comme alliés, tout en menaçant de bloquer les autres. Plusieurs navires ont déjà été ciblés pour ne pas avoir respecté ces consignes, selon les autorités iraniennes.

Un levier stratégique majeur

Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial, représente un levier stratégique clé pour l’Iran. Des responsables iraniens évoquent ouvertement la possibilité d’utiliser ce passage comme moyen de pression dans le conflit en cours.

Une telle mesure pourrait accentuer les tensions internationales et perturber davantage les marchés énergétiques mondiaux, déjà fragilisés par l’escalade militaire dans la région.

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