
La journaliste de beIN Sports, Vanessa Le Moigne, a brisé le silence sur le cyberharcèlement dont elle a été victime après la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Dans un entretien accordé à Her Story, elle évoque un déferlement de haine ayant franchi un seuil alarmant.
À l’origine de la polémique, une interview réalisée avec le gardien sénégalais Édouard Mendy, au cours de laquelle elle avait abordé des sujets sensibles, notamment les incidents en tribunes et un penalty controversé impliquant Brahim Diaz.
Suite à cet échange, la journaliste affirme avoir été la cible d’attaques massives sur les réseaux sociaux. « Ils te menacent de mort, de viol et menacent tes enfants », a-t-elle confié, dénonçant une violence devenue, selon elle, hors de contrôle.
Habituée aux critiques lors des grandes compétitions, Vanessa Le Moigne explique toutefois que cette fois-ci, « un cap a été franchi ». « Le cyberharcèlement, je le vis à chaque compétition, mais là, ça a été méga exacerbé », a-t-elle souligné, qualifiant cette expérience de véritable traumatisme.
Face à cette situation, elle avait annoncé son intention de prendre du recul avec le football, évoquant une pression devenue trop lourde. Elle alerte également sur un phénomène plus large touchant de nombreux journalistes, souvent contraints de se taire ou de quitter la profession dans l’indifférence.
Cette affaire intervient dans un contexte déjà tendu autour de la finale, remportée initialement par le Sénégal, avant d’être finalement attribuée au Maroc sur décision du jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF). Une décision contestée par les autorités sénégalaises, qui ont annoncé leur intention de faire appel.
Au-delà de la polémique sportive, ce nouvel épisode relance le débat sur les dérives du cyberharcèlement et la protection des professionnels des médias face à la violence en ligne.
