Tensions navales : les États-Unis menacent l’Iran tout en maintenant le blocus maritime

Le chef du Pentagone, Pete Hegseth, a affirmé jeudi que le blocus naval imposé par les États-Unis à l’Iran constitue un moyen « poli » de faire pression pendant le cessez-le-feu en cours. Il a averti que les forces américaines étaient prêtes à frapper les infrastructures électriques et le secteur énergétique iranien si elles en recevaient l’ordre.

Accompagné de hauts responsables militaires, Hegseth a souligné que l’Iran devait prendre ses décisions avec prudence à l’approche des négociations avec Washington. « Nous sommes prêts, mieux informés et plus puissants que jamais », a-t-il déclaré, précisant que le blocus visait notamment les installations à double usage, la production d’électricité restante et le secteur énergétique.

Le général Dan Caine, chef d’état-major interarmées, a indiqué que l’armée américaine pouvait reprendre des opérations majeures à tout moment. Les navires battant pavillon iranien ou transportant un soutien matériel pour l’Iran seront interceptés et avertis que la force serait utilisée en cas de non-respect du blocus.

Le blocus, entré en vigueur lundi, a déjà contraint 13 navires à faire demi-tour. Les États-Unis ont élargi la mesure aux cargaisons considérées comme contrebande, notamment armes, munitions, matières nucléaires, produits pétroliers, fer, acier et aluminium. La Marine américaine a précisé que tout navire suspect pourrait être visité, arraisonné et saisi, que ce soit dans les eaux territoriales iraniennes ou en haute mer.

L’administration Trump se montre optimiste quant à la conclusion d’un accord visant à mettre fin au conflit, tout en menaçant l’Iran d’une pression économique accrue s’il persiste dans ses provocations.

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