
Au Gabon, l’arrestation de l’opposant Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle, a secoué la scène politique dans la nuit de mercredi à jeudi. L’interpellation a eu lieu à son domicile, et son parti, Ensemble pour le Gabon, dénonce des conditions arbitraires et brutales.
Les autorités gabonaises n’ont pas encore communiqué officiellement, mais les proches de Bilie-By-Nze évoquent une affaire remontant à 2008, liée à un événement qu’il avait organisé à l’époque.
Figure majeure de l’opposition, Bilie-By-Nze s’était récemment fait remarquer par ses critiques contre le pouvoir, notamment sur la suspension des réseaux sociaux et une réforme de la nationalité adoptée par décret.
Le parti de l’opposant accuse le gouvernement de manœuvres politiques visant à réduire au silence une voix critique, dans un contexte de tensions sociales et de manifestations récurrentes.
Le président Brice Oligui Nguema, élu avec une large majorité, fait face à une contestation croissante depuis plusieurs semaines, renforçant le climat de fragilité politique dans le pays.
