
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé vendredi que le blocus naval imposé à l’Iran s’étend désormais à une dimension mondiale, dans un contexte de fortes tensions entre Washington et Téhéran.
S’adressant à la presse, il a déclaré que « le blocus s’accroît et devient mondial », ajoutant qu’aucun navire ne pourrait transiter depuis ou vers le détroit d’Ormuz sans l’autorisation de la marine américaine. Selon lui, cette mesure vise à renforcer la pression sur l’Iran afin de l’amener à conclure un accord avec les États-Unis.
Aux côtés du général Dan Caine, Pete Hegseth a indiqué que l’Iran dispose encore d’une « fenêtre » pour négocier un accord, à condition d’accepter un arrêt vérifiable de son programme nucléaire. Il a toutefois insisté sur le fait que les États-Unis restaient prêts à maintenir la pression militaire et économique.
Sur le terrain, le général Dan Caine a précisé que le commandement central américain applique un blocus strict visant tous les navires en lien avec l’Iran. Il a indiqué que plusieurs bâtiments avaient déjà été contraints de rebrousser chemin et que des opérations de surveillance et d’interception se poursuivaient dans les zones stratégiques de l’océan Indien et du Pacifique.
Dans ce contexte, des discussions diplomatiques restent envisagées. Selon des sources citées par Reuters, de nouvelles négociations entre les États-Unis et l’Iran pourraient se tenir prochainement au Pakistan, après un précédent cycle de pourparlers interrompu.
Parallèlement, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, doit effectuer une tournée diplomatique incluant des étapes à Islamabad, Mascate et Moscou, selon les médias d’État iraniens.
Pour Washington, toute tentative iranienne de miner ou bloquer le trafic maritime dans le détroit serait considérée comme une violation du cessez-le-feu en vigueur. Les autorités américaines estiment toutefois que la situation en mer reste tendue, avec des restrictions importantes sur la navigation commerciale dans la région.
