
Un incendie s’est déclaré dans la nuit du 28 au 29 avril au Marché Sandaga, touchant particulièrement la zone occupée par des commerçants peulhs. Attisées par la promiscuité des cantines et la présence de produits hautement inflammables, les flammes se sont rapidement propagées, provoquant un mouvement de panique parmi les vendeurs et les riverains.
Ce nouvel incident vient s’ajouter à une série d’incendies récurrents dans ce haut lieu du commerce dakarois, ravivant les inquiétudes sur les conditions de sécurité. Les installations électriques jugées défectueuses, l’absence de voies d’accès adaptées pour les secours et le manque de dispositifs de prévention exposent régulièrement le marché à ce type de sinistre.
Sur place, plusieurs commerçants dénoncent une situation de vulnérabilité persistante et un manque d’encadrement. Beaucoup estiment être livrés à eux-mêmes face aux risques, malgré la répétition des drames.
Un témoin de la scène, qui a filmé l’incendie, alerte sur la nécessité d’une réforme en profondeur : « Tant que les marchés ne seront pas mieux organisés, avec une gestion structurée, des responsables en charge de la sécurité et de l’hygiène, ainsi que des normes strictes pour les installations électriques, ces incendies continueront de se produire. »
Cet énième sinistre relance ainsi le débat sur la modernisation et la sécurisation des marchés au Sénégal, un enjeu crucial pour la protection des personnes et des biens.
