Offensive jihadiste au Mali : la force de l’AES riposte par des frappes aériennes

La force conjointe de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Niger, le Burkina Faso et le Mali, a mené de « intenses campagnes aériennes » sur le territoire malien, selon un communiqué du gouvernement nigérien publié jeudi soir. Cette opération intervient après une série d’attaques attribuées à des groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à des combattants séparatistes touaregs.

Selon les autorités, ces frappes ont été déclenchées en réaction à une offensive qualifiée de majeure, lancée le week-end dernier dans le nord du Mali. Les assaillants auraient pris le contrôle de la ville stratégique de Kidal et causé la mort du ministre malien de la Défense, Sadio Camara.

L’AES, créée par les trois pays dirigés par des juntes militaires issues de coups d’État entre 2020 et 2023, a mis en place une force conjointe de lutte antiterroriste, dont les effectifs ont été portés récemment à environ 15 000 hommes. Cette coalition affirme vouloir renforcer la coordination régionale face à la montée des violences jihadistes dans la zone sahélienne.

Dans son communiqué, Niamey a salué une « réponse rapide et vigoureuse » des unités engagées, évoquant des frappes menées dans les régions de Gao, Ménaka et Kidal peu après les attaques du 25 avril.

Le conflit s’inscrit dans une crise sécuritaire persistante au Mali, où les attaques contre les autorités et leurs alliés, notamment des forces paramilitaires russes, se sont intensifiées ces dernières années. Lors des funérailles du ministre tué, des responsables de l’AES ont promis de poursuivre les responsables des violences.

Parallèlement, un important rassemblement de soutien au Mali s’est tenu à Niamey, où plusieurs centaines de participants ont exprimé leur solidarité avec des slogans hostiles aux groupes jihadistes et aux puissances étrangères. Certains intervenants ont accusé des acteurs extérieurs, notamment la France, d’ingérence et de déstabilisation, des accusations régulièrement rejetées par Paris.

Face à la situation sécuritaire, les autorités nigériennes ont par ailleurs annulé les célébrations publiques du 1er mai sur l’ensemble du territoire.

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