
L’armée américaine a annoncé le déploiement de deux destroyers lance-missiles dans le Golfe afin de briser le blocus imposé par Iran, dans un contexte de fortes tensions autour du détroit d’Ormuz.
Selon le United States Central Command, deux navires marchands battant pavillon américain ont pu transiter par ce passage stratégique, alors que les bâtiments de guerre américains sécurisaient la zone. Cette opération s’inscrit dans le cadre du « Projet Liberté », initié par le président Donald Trump pour garantir la libre circulation maritime.
Cette intervention accentue les risques d’une confrontation directe entre les États-Unis et l’Iran dans une zone par laquelle transite habituellement près d’un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz, mais paralysée depuis plusieurs semaines par le conflit.
Plus tôt, Téhéran avait affirmé avoir contraint un navire de guerre américain à rebrousser chemin, évoquant même des tirs de missiles près du port de Jask. Une version rapidement démentie par le CENTCOM, qui assure qu’aucun bâtiment n’a été touché.
Un responsable iranien a toutefois reconnu qu’un tir de sommation avait été effectué, sans pouvoir confirmer d’éventuels dégâts. En réaction à ces développements, les prix du pétrole ont brièvement bondi, reflétant les inquiétudes des marchés face à une escalade militaire.
Du côté iranien, les autorités ont réaffirmé leur contrôle sur la sécurité du détroit, avertissant que tout mouvement de navires non coordonné avec leurs forces armées pourrait être considéré comme hostile. Ali Abdollahi a ainsi prévenu que toute présence militaire étrangère, notamment américaine, serait ciblée en cas d’approche.
Depuis le début du conflit, l’Iran a fortement restreint le trafic maritime dans le Golfe, contribuant à une hausse significative des prix de l’énergie et à des perturbations du commerce mondial.
Le CENTCOM indique mobiliser environ 15 000 militaires, appuyés par plus de 100 aéronefs, des navires de guerre et des drones pour soutenir cette opération. Son commandant, l’amiral Brad Cooper, a souligné que cette mission vise à la fois à garantir la sécurité régionale et à préserver la stabilité de l’économie mondiale.
