
Les Émirats arabes unis ont annoncé lundi l’interception de trois missiles iraniens, tandis qu’un quatrième s’est abîmé en mer, dans un contexte de tensions persistantes malgré un cessez-le-feu fragile dans la guerre au Moyen-Orient.
Selon le ministère de la Défense, les projectiles ont été neutralisés au-dessus des eaux territoriales du pays. « Les sons entendus dans différentes zones résultent de l’interception réussie des menaces aériennes », précise un communiqué officiel publié sur X.
Une première alerte avait appelé les habitants à se mettre immédiatement à l’abri, avant d’être levée peu après par les autorités, qui ont assuré que « la situation est actuellement sûre ».
Dans la foulée, les Émirats ont affirmé se réserver le « droit plein et légitime » de riposter à ces attaques, qualifiées de grave escalade et de menace directe pour la sécurité nationale.
Plus tôt dans la journée, Abou Dhabi avait également condamné une attaque de drones attribuée à Iran contre un pétrolier du groupe Abu Dhabi National Oil Company dans le détroit d’Ormuz. Le navire MV Barakah, touché au large des côtes d’Oman, n’a enregistré aucune victime et ne transportait pas de cargaison.
Les autorités émiraties ont dénoncé des actes assimilés à de la piraterie, pointant du doigt le Corps des gardiens de la révolution islamique.
Cet épisode intervient alors que les États-Unis, sous l’impulsion du président Donald Trump, ont annoncé le déploiement d’escortes navales pour sécuriser le passage des navires dans cette zone stratégique.
Malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril, les relations entre Washington et Téhéran restent tendues, les négociations de paix étant toujours dans l’impasse.
Depuis le début du conflit le 28 février, l’Iran aurait lancé plus de 2 800 drones et missiles en direction des Émirats arabes unis, faisant de ce pays l’une des principales cibles des opérations militaires iraniennes.
