
À l’approche du sommet du G20, des activistes ont manifesté mercredi à Johannesburg, en Afrique du Sud, pour dénoncer la crise mondiale de la dette et réclamer une plus grande responsabilité face au changement climatique.
Le sommet, qui se tiendra sur deux jours à partir de samedi, réunira des dirigeants et diplomates de plus de 40 pays, ainsi que des représentants d’institutions internationales telles que les Nations unies, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et l’Organisation mondiale du commerce. Les manifestants espèrent utiliser cette vitrine internationale pour faire entendre leurs revendications.
Le pays hôte entend mettre l’accent sur les questions touchant les pays pauvres, notamment la gestion des catastrophes aggravées par le changement climatique. Pour Sekoetlane Phamodi, directeur du New Economy Hub de l’African Climate Foundation, « la crise touche le monde entier, pas seulement le Kenya, Madagascar, le Maroc, le Népal ou l’Indonésie. Les 99 % de la population se soulèvent contre les oligarques, les milliardaires et les multinationales soutenus par les grandes puissances, qui exploitent et pillent nos richesses ».
Il ajoute : « Nous avons besoin de clarté et de courage de la part des dirigeants mondiaux pour garantir notre protection contre la faim et les catastrophes climatiques, et pour assurer un développement digne et équitable ».
Selon l’ONU, 3,3 milliards de personnes vivaient l’an dernier dans des pays où le paiement des intérêts de la dette dépassait les dépenses consacrées à la santé et à l’éducation. Ce chiffre devrait atteindre 3,4 milliards cette année, soulignant l’urgence de la situation.
