
Kinshasa et Kigali semblent enfin enclins à tourner la page d’un conflit qui dure depuis des années dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Les autorités congolaises ont longtemps conditionné tout accord au retrait des troupes rwandaises, estimées entre 3 000 et 4 000 soldats sur leur territoire, selon l’ONU.
La région est le théâtre de violences entre les forces gouvernementales et plus d’une centaine de groupes armés, dont le M23, soutenu par Kigali.
Du côté rwandais, le président Paul Kagamé a souligné qu’une paix durable ne pourrait être obtenue que si les acteurs directement concernés s’engagent pleinement à obtenir des résultats. Cette déclaration laisse entrevoir une volonté mutuelle de dialogue et de compromis.
Les États-Unis, qui ont conduit depuis plusieurs mois une médiation diplomatique, ont joué un rôle clé pour rapprocher les positions de Kinshasa et de Kigali.
Si cet accord se concrétise, il pourrait apporter un soulagement majeur aux populations de l’Est de la RDC, longtemps victimes des violences et des déplacements forcés, et ouvrir la voie à une stabilisation durable de cette région stratégique.
