
Dépollution de la baie de Hann : la France salue un projet emblématique de coopération durable avec le Sénégal
La ministre déléguée française chargée de la Francophonie et des Partenariats internationaux, Eléonore Caroit, a mis en avant, mardi à Dakar, la dimension stratégique du projet de dépollution de la baie de Hann, présenté comme un exemple abouti de coopération internationale au service du développement durable et de l’amélioration des conditions de vie des populations locales.
S’exprimant en marge de sa visite officielle au Sénégal, la responsable française a souligné l’ampleur de l’impact social du programme. « Environ 40 000 familles, soit près de 500 000 personnes, bénéficieront directement de la dépollution de la baie de Hann », a-t-elle déclaré lors d’un point de presse, insistant sur les retombées humaines et sanitaires attendues.
Un projet aux enjeux multiples
Porté par l’État sénégalais avec l’appui de plusieurs partenaires techniques et financiers, dont l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne, le projet couvre des secteurs clés tels que la santé publique, l’assainissement, l’accès à l’eau potable et la protection de l’environnement. Des priorités qui s’inscrivent pleinement dans l’agenda international, notamment celui de la Conférence des Nations unies sur l’eau prévue du 2 au 4 décembre 2026 à Abu Dhabi, à laquelle le Sénégal est étroitement associé.
Au-delà de la seule dépollution, Eléonore Caroit a évoqué un programme structurant, axé sur la préservation de la biodiversité, la coopération scientifique et la réalisation d’importants investissements en infrastructures. Les autorités misent également sur une relance progressive des activités de pêche et sur le développement du tourisme local, aujourd’hui fortement affectés par la pollution de la baie.
Des collectivités en première ligne
Plusieurs communes de la banlieue dakaroise sont directement concernées par ce vaste chantier environnemental. Il s’agit notamment de Hann Bel-Air, Dalifort, Guinaw Rails Sud et Nord, Thiaroye-sur-Mer, Diamaguène Sicap Mbao et Mbao. Autrefois considérée comme l’une des plus belles baies du continent africain, la baie de Hann a subi pendant des décennies les effets de rejets industriels et domestiques non contrôlés.
Une coopération bilatérale réaffirmée
Sur le plan diplomatique, la ministre française a réaffirmé l’engagement de la France à inscrire sa coopération avec le Sénégal dans une dynamique de partenariat équilibré. Elle a salué la volonté des autorités sénégalaises de promouvoir une collaboration « d’égal à égal », fondée sur les priorités nationales et les intérêts communs des deux pays.
« La coopération est solide et nous souhaitons continuer à répondre aux attentes exprimées, dans un esprit de dialogue permanent avec la partie sénégalaise », a-t-elle affirmé, se disant satisfaite de la qualité des échanges lors de la réunion préparatoire de haut niveau de la Conférence des Nations unies sur l’eau de 2026.
À travers le projet de dépollution de la baie de Hann, le Sénégal et ses partenaires entendent ainsi jeter les bases d’un développement urbain et environnemental plus durable, au bénéfice des populations riveraines et de l’économie locale.
