
À trois semaines du départ des premiers pèlerins sénégalais pour le Hajj 2026, les autorités du pays se veulent rassurantes malgré un contexte géopolitique régional tendu. Le coup d’envoi des départs est prévu le 8 mai pour les pèlerins des voyagistes privés, tandis que la commission officielle commencera ses rotations le 13 mai. Au total, 29 vols sont programmés entre le 8 et le 19 mai pour acheminer les fidèles vers La Mecque, avec un retour prévu du 31 mai au 12 juin.
Le Sénégal dispose cette année d’un quota de 12 860 pèlerins, dont près de 11 000 encadrés par des agences privées et 1 860 pris en charge par la commission nationale. La participation féminine est notable, avec environ 65 % des candidats.
Le délégué général au pèlerinage, le général Mamadou Gaye, de retour d’une mission en Arabie saoudite, assure que la situation sur le terrain reste stable. « Sur place, aucun signe de crise. Les oumras se déroulent normalement, les flux de pèlerins sont réguliers », a-t-il précisé. Il souligne que les incidents isolés, comme la fermeture temporaire de l’aéroport de Dubaï, n’ont eu aucun impact sur le Hajj et restent maîtrisés.
Le général Gaye rappelle également que les lieux saints sont éloignés des zones sensibles, à l’image de Riyad, située à environ 1 000 kilomètres des sites religieux, et que les attaques de drones signalées jusqu’ici n’ont perturbé aucune activité liée au pèlerinage.
Les autorités saoudiennes ont par ailleurs fourni des garanties solides en matière de sécurité, déployant des dispositifs pour assurer le bon déroulement du Hajj. La dimension sacrée du pèlerinage est également un facteur de protection, selon le général Gaye, qui estime qu’aucun pays musulman ne mettrait en danger la sécurité des lieux saints durant cette période.
Malgré ce climat globalement maîtrisé, les pèlerins sénégalais sont invités à respecter strictement les consignes de sécurité et les recommandations des encadreurs tout au long de leur séjour.
