
Invitée de l’émission En Vérité, l’ambassadrice du Royaume-Uni au Sénégal et en Guinée, Carine Robarts, a détaillé les axes de la coopération énergétique entre Dakar et Londres, en insistant sur une orientation résolument tournée vers la transition énergétique.
Interrogée sur le rôle du groupe BP, la diplomate a tenu à dissiper toute ambiguïté : l’entreprise ne se retire pas des projets en cours. Elle reste un acteur central du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim, développé conjointement par le Sénégal et la Mauritanie, en partenariat avec Petrosen.
Mais au-delà des hydrocarbures, le Royaume-Uni entend accompagner le Sénégal dans un virage stratégique vers les énergies renouvelables. Selon l’ambassadrice, un programme d’envergure est en cours, avec un financement estimé à 1 700 milliards de francs CFA. L’objectif est de porter à 40 % la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici 2030.
Cette coopération se matérialise déjà à travers plusieurs initiatives, notamment le financement de centrales solaires photovoltaïques dotées de systèmes de stockage par batterie. Londres a également soutenu des projets structurants dans la mobilité durable, comme le Bus Rapid Transit (BRT), ainsi que l’émission du premier « green bond » de Senelec, destiné à financer des projets d ენერგie propre.
À travers ces engagements, le Royaume-Uni confirme son positionnement comme un partenaire clé de la transition énergétique du Sénégal, misant sur des solutions durables pour accompagner la croissance verte du pays.
