
Le Sénégal a officiellement lancé, ce jeudi 7 mai 2026, le processus d’élaboration du Plan décennal de Développement de la Foresterie 2026-2035. Présidée par le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, El Hadj Abdourahmane Diouf, cette initiative marque une nouvelle phase dans la stratégie nationale de gestion durable des ressources naturelles.
À travers ce programme, les autorités ambitionnent de renforcer la protection du patrimoine forestier face à la pression croissante liée à l’exploitation des ressources, à la déforestation et aux feux de brousse qui affectent régulièrement plusieurs zones du pays.
Le futur plan prévoit notamment l’extension des superficies placées sous aménagement forestier durable à 2,4 millions d’hectares. Il vise également la restauration de plus de 280 000 hectares de terres dégradées ainsi qu’une réduction de 50 % des zones touchées par les incendies de brousse.
Lors de l’atelier de lancement, le ministre a rappelé que le Sénégal dispose d’environ 9,3 millions d’hectares de forêts, des espaces jugés essentiels pour la préservation de la biodiversité, la sécurité alimentaire et la résilience climatique.
Cependant, les autorités reconnaissent que ces écosystèmes restent fortement menacés par les activités humaines et l’exploitation non durable des ressources naturelles, aggravées par les effets du changement climatique.
Le ministère de l’Environnement souhaite ainsi faire de ce Plan décennal un outil central de la transition écologique engagée par le Sénégal. Les travaux d’élaboration devront associer l’ensemble des acteurs concernés, notamment les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers, les chercheurs, le secteur privé ainsi que les communautés locales.
À terme, ce programme doit permettre au pays de consolider sa politique de préservation des forêts tout en améliorant ses capacités d’adaptation aux défis climatiques.
