
Les États-Unis intensifient leur stratégie sécuritaire en Afrique à travers l’exercice militaire African Lion, organisé conjointement avec le Maroc. Considéré comme l’un des plus importants déploiements militaires sur le continent, le programme rassemble cette année des forces venues de plus de 40 pays africains et partenaires internationaux.
Cette édition intervient alors que Washington célèbre près de 250 ans de relations diplomatiques avec Rabat. Le commandant du United States Africa Command, le général Dagvin Anderson, a salué la solidité du partenariat entre les deux pays.
« Le Maroc a été le premier pays à reconnaître les États-Unis il y a 249 ans. Nous menons African Lion ensemble depuis 22 ans », a-t-il rappelé, soulignant l’adaptation du programme aux nouvelles formes de guerre et à l’intégration de technologies militaires modernes.
Selon le responsable américain, les défis sécuritaires dans la région sahélienne continuent de s’aggraver, notamment avec la progression de la menace terroriste. Il estime que cette instabilité exerce une pression croissante sur l’ensemble des États de la région.
Le général Dagvin Anderson a insisté sur l’importance de la coopération multinationale face à ces menaces transfrontalières, mettant en avant la participation de plus de quarante pays à l’exercice.
Les manœuvres militaires se déroulent dans plusieurs pays africains, notamment en Tunisie et au Ghana, mais le principal dispositif reste concentré au Maroc, notamment dans les zones de Kénitra, Tan-Tan et Ben Guerir.
Le programme comprend des exercices terrestres, aériens et navals destinés à améliorer l’interopérabilité des forces, la gestion des crises et la coordination sécuritaire dans un contexte régional marqué par de fortes tensions sécuritaires au Sahel.
