Washington revendique des frappes de représailles contre des positions iraniennes dans le détroit d’Ormuz

L’armée américaine a annoncé jeudi avoir mené des frappes ciblées contre plusieurs installations militaires iraniennes, en réponse à ce qu’elle qualifie d’attaques « non provoquées » contre ses forces navales dans le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le commandement central américain (CENTCOM) a indiqué avoir visé des infrastructures liées aux opérations militaires iraniennes, notamment des sites de lancement de missiles et de drones, des centres de commandement ainsi que des installations de renseignement et de surveillance.

Selon Washington, les frappes sont intervenues après que des forces iraniennes ont lancé plusieurs missiles, drones et embarcations rapides contre trois destroyers américains — le USS Truxtun, le USS Peralta et le USS Mason — alors qu’ils traversaient le détroit en direction du golfe d’Oman.

L’armée américaine affirme qu’aucun bâtiment ni personnel militaire américain n’a été touché lors de l’incident. Le CENTCOM a toutefois précisé qu’il restait « prêt à défendre les forces américaines », tout en assurant ne pas rechercher une escalade militaire supplémentaire.

De son côté, le haut commandement militaire iranien accuse les États-Unis d’avoir violé le cessez-le-feu instauré le mois dernier. Téhéran affirme que des frappes américaines ont ciblé un pétrolier iranien ainsi qu’un autre navire entrant dans le détroit d’Ormuz, en plus de zones civiles situées sur les côtes iraniennes.

Ces nouveaux affrontements soulèvent des interrogations sur l’avenir de la trêve annoncée le 7 avril, déjà fragilisée par plusieurs incidents militaires survenus ces dernières semaines.

Lundi encore, les forces américaines avaient annoncé avoir détruit six embarcations iraniennes et intercepté plusieurs missiles de croisière et drones lancés par Téhéran, alors que Washington tentait de sécuriser la navigation dans cette voie maritime stratégique.

Parallèlement aux tensions militaires, les efforts diplomatiques se poursuivent. Les États-Unis attendent toujours la réponse officielle de l’Iran à une proposition américaine visant à mettre fin aux combats.

Le projet prévoit un arrêt formel des hostilités, mais laisse en suspens plusieurs dossiers sensibles, notamment le programme nucléaire iranien et la réouverture complète du détroit d’Ormuz, passage clé du commerce mondial par lequel transite près d’un cinquième des exportations mondiales de pétrole et de gaz.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *