
Les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont officiellement créé leur force militaire conjointe, regroupant les armées du Mali, du Burkina Faso et du Niger. La cérémonie de lancement s’est tenue à Bamako sous la présidence du général Assimi Goïta, également à la tête de la confédération des trois États dirigés par des militaires.
Le général Goïta a souligné que cette force unifiée devra « anticiper les modes opératoires des groupes armés terroristes » et poursuivre le combat pour sécuriser la région sahélienne. Il a également évoqué les trois types de menaces auxquels les armées font face : armée, économique et médiatique, précisant que des médias de l’AES (télévision, radio, presse écrite) seront déployés pour contrer la désinformation.
Cette initiative intervient après une série de coups d’État et alors que les juntes au pouvoir dans ces pays ont décidé de s’éloigner de l’organisation régionale de la CEDEAO, en pleine crise sécuritaire dans le Sahel.
