Bruxelles : que contient la note de politique régionale d’Yvan Verougstraete ?

Alors que les négociations ont repris pour tenter de former un nouveau gouvernement régional bruxellois, le formateur et président des Engagés, Yvan Verougstraete, a transmis une note de travail aux partis pressentis pour constituer une coalition de centre-gauche. Ce document, dont plusieurs médias, dont Le Soir, ont pu prendre connaissance, fixe les grandes orientations politiques et budgétaires proposées pour la Région.

Intitulée « Treize priorités pour remettre Bruxelles en mouvement », la note a été adressée à Groen, Vooruit, le CD&V, le PS, Écolo et Défi, appelés à gouverner aux côtés des Engagés. Le texte compte une quarantaine de pages et se veut une base de discussion plutôt qu’un accord final.

Un accent fort sur le redressement budgétaire

L’un des chapitres centraux est consacré à la situation financière préoccupante de la Région bruxelloise, dont les comptes sont dans le rouge. Yvan Verougstraete y fixe un objectif clair : réduire le déficit régional d’un milliard d’euros d’ici quatre ans.

Pour atteindre cet objectif, la note ne cache pas la nécessité de mesures d’économie, présentées comme incontournables. Parmi les pistes avancées figurent notamment :

  • l’instauration d’une taxe kilométrique,
  • une réduction des salaires des députés bruxellois,
  • une rationalisation du fonctionnement de la fonction publique,
  • et, plus largement, une meilleure maîtrise des dépenses publiques.

Une feuille de route pour une coalition de centre-gauche

Au-delà des aspects budgétaires, la note entend poser les bases d’un projet politique commun visant à « remettre Bruxelles en mouvement », dans un esprit de responsabilité financière, mais aussi de cohésion sociale et de transition. Elle sert désormais de point de départ aux discussions entre partenaires potentiels, appelés à réagir, amender et négocier ces propositions.

Cette initiative marque une nouvelle étape dans des négociations complexes, où l’équilibre entre ambitions politiques et contraintes budgétaires s’annonce déterminant pour la formation du futur exécutif bruxellois.

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